Évaluation d’une assistance à la pose de carrelage


Contexte

Depuis quelques années les carreleurs font face à l’agrandissement progressif du format des carreaux, qui dépassent généralement les 60 x 60 cm. Selon l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP) ce format impacte la santé des carreleurs mais aussi leurs capacité à répondre à la demande de leurs clients.

Résultats issus d’une étude réalisée par l’OPPBTP.

ROBOTILE au service des carreleurs

ROBOTILE est une société qui vend et conçoit des assistances à la pose de carrelage destinées à diminuer la pénibilité physique des carreleurs. Son produit phare est CARLITA, une machine mécanique d’assistance spécialement pensée pour la pose des grands formats. ROBOTILE a fait appel à MOTEN Technologies pour quantifier les diminutions attendues des sollicitations posturales et musculaires conjointes à l’utilisation de CARLITA.

CARLITA, la solution de ROBOTILE

 

Organisation du test

Le chantier s’est déroulé dans une pièce rectangulaire de 17m² de surface où six rangées de quatre carreaux de carrelage (80×80 cm) ont été posées par un carreleur professionnel. Le carreleur a d’abord posé 3 rangées avec CARLITA, avant de faire de même manuellement. L’objectif étant de comparer les niveaux d’activité musculaire entre utilisation et non-utilisation de CARLITA, 8 capteurs MOTEN ont été placés sur le carreleur au niveau des deltoïdes, biceps, lombaires et quadriceps.

 

 

Résultats

Carlita augmente le temps de mise en place du carreau

Le carreleur a mis 57 minutes pour carreler trois rangées de quatre carreaux avec CARLITA contre 34 minutes sans CARLITA. Chaque carreau, de la manutention jusqu’à la fin des réglages lui a pris en moyenne 1,33 minutes. Manuellement, il n’a mis que 30 secondes. Il faut cependant noter que le carreleur utilisait CARLITA pour la première fois, qu’il n’y a pas été formé et qu’il a précisé pouvoir « faire plus vite la prochaine fois« .

Carlita diminue les contraintes posturales

Lorsqu’il n’utilise pas CARLITA, le carreleur alterne entre une posture debout – souvent penchée, et une posture à genoux. Avec CARLITA, le carreleur reste debout pendant tout le cycle de pose de carrelage. L’adoption de cette posture diminue fortement les contraintes au niveau des articulations, en particulier au niveau des membres inférieurs. Les valeurs angulaires au niveau des membres supérieurs restent globalement les mêmes entre les deux situations.

Visualisation des postures sans utilisation de Carlita (haut) et avec utilisation de Carlita (bas).

Carlita diminue les sollicitations musculaires

Lors de la phase de pose de carreau, l’activité de tous les muscles testés diminue de 14 à 35% par rapport à la situation sans CARLITA. L’utilisation de CARLITA diminue voire supprime les moments de manutention manuelle des carreaux, diminue l’occurrence des postures à genoux et diminue les flexions du tronc. En conséquence, tous les muscles testés voient leur activité diminuée de manière significative.

Conclusion

CARLITA : Un équilibre coût/bénéfice en faveur des grandes surfaces

Lors du carrelage d’une petite surface, il est plus avantageux pour le carreleur de poser les carreaux manuellement. Cette méthode est plus fatigante mais sur un laps de temps court, elle est plus avantageuse pour le carreleur : il préfère terminer vite le chantier quitte à se fatiguer plus, plutôt que de presque doubler la durée du chantier en se fatigant moins.

Lors d’une carrelage d’une grande surface, il serait plus avantageux pour le carreleur d’utiliser CARLITA. La durée du chantier étant plus longue, le carreleur pourrait préférer moins se fatiguer et « perdre du temps » en début et en fin de chantier (montage, démontage, chargement de CARLITA) plutôt qu’être fatigué à cause de la pose manuelle. Les modalités de la situation seraient cependant différentes : les carreleurs travailleraient à plusieurs, ce qui impliquerait par exemple une organisation différente de l’activité.

 

 

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